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Aucun autre mets n'a été, historiquement, autant
choyé et analysé : le chocolat a été successivement la boisson des Dieux
Mayas, puis le régal réservé de nos Rois et Reines, et aujourd'hui, le
symbole du bon goût et de la sérénité.
Excitant ou apaisant ? Nutritif, ou simplement apprécié pour son goût
unique ? Voici un point sur l'état des dernières connaissances concernant
le chocolat, sa consommation, ses nutriments, ses substances bioactives
et leurs effets. A suivre !
> Quand le chocolat était
médicament
> Le chocolat : tendances
de consommation et perspectives
> Quelle relation les Français entretiennent-ils
avec le chocolat ?
> Et le chocolat idéal ? Comment les Français
le perçoivent-ils ?
> Nouvelle réglementation cacao-chocolat,
ce qu’il faut savoir…

« Théobroma », le nom savant de cacao, signifie «
nourriture des dieux ».
Boisson sacrée du Dieu légendaire des Aztèques,
le chocolat recèle des trésors de bienfaits pour notre
santé.
Au XVIIIème siècle, il a gagné tous les cœurs
: on le considère nourrissant, stimulant, digestif voire aphrodisiaque.
On le prescrit même comme remède contre le rhume, la phtisie,
la diarrhée ou le choléra !
Magnésium, phosphore, potassium, fer et calcium,
le chocolat contient aussi des fibres et des vitamines B1 et B2. Aliment à
part entière, le chocolat participe au bien-être et à
la santé... et donne ainsi raison aux passions qu'il engendre
!
Sa magie tient à son double pouvoir réconfortant. Il est
à la fois doux et agréable au
palais, grâce au sucre qu'il peut contenir... Son parfum profond
et suprême, la puissance de l'arôme et la combinaison subtile
de notes à la fois amères et sucrées donnent cette
joie simple et unique de le croquer. Le chocolat est l’aliment plaisir
et santé par excellence.

Il existe une affinité particulière entre les individus
et le chocolat. Le chocolat n'est pas seulement la réponse à
un besoin alimentaire; consommé régulièrement et
par tous, il reste un des produits les plus appréciés, dont
le choix ne laisse personne indifférent...
- Les Français aiment le chocolat !
Après les pâtes alimentaires, l'huile et le sucre, le chocolat
en tablettes est le quatrième plus gros marché alimentaire
en France : 93% des foyers en achètent.
Outre les tablettes, les autres chocolats remportent également
un vif succès auprès des consommateurs : si les
confiseries de chocolat sont présentes dans 69% des foyers,
le chocolat en poudre l'est dans 63%, les barres dans 56% et la pâte
à tartiner dans 52%.
- Le chocolat, un produit complice de notre quotidien.
Les Français sont des consommateurs assidus de chocolat, et notamment
de chocolat en tablettes, qui est l’aliment acheté
le plus fréquemment, juste après le café torréfié.
Les foyers achètent en moyenne une tablette de chocolat par mois,
certains d'entre eux allant jusqu'à plus d'une tablette par semaine.
- Un produit qui retient l'attention
Le chocolat n'est pas un aliment que l'on prend par hasard, au passage
d'un rayon. Bien au contraire, 55% des Français affirment
choisir leurs tablettes de chocolat avec une attention toute particulière.
Et la tâche est d'autant plus difficile lorsque l'on connaît
la variété des chocolats proposés aux consommateurs.
Curieux est l'amateur de chocolat. 15% des adeptes de la tablette se déclarent
être à la recherche de nouveautés. La tablette de
chocolat représente le 4ème marché en matière
d'innovation.

Une relation qualifiée de « sage » par 39% des Français,
qui se déclarent cependant « pas fidèles du tout
» (44%) au chocolat qu’ils préfèrent ! À
noter qu’il s’agit d’une caractéristique particulièrement
masculine (49%). Sagesse / infidélité, ce paradoxe n’illustrerait-il
pas le fait que le chocolat relève avant tout de l’émotion
? D’ailleurs, selon 30% des Français, leur relation au
chocolat est de nature « passionnée », surtout pour
les femmes (33%). Aux côtés des résolument infidèles,
figurent les volages : car si 33% des Français se disent plutôt
fidèles à leur type de chocolat favori, ils reconnaissent
toutefois s’autoriser quelques écarts. Seuls 21% seraient
totalement fidèles à leur chocolat préféré.
* Enquête SOFRES réalisée entre le
30 janvier et le 1er février 2003, par téléphone,
auprès d’un échantillon national de 1000 personnes,
représentatif de la population française âgée
de 15 ans et plus.

Exprimant sans doute un grand besoin d’être rassurés
dans un quotidien parfois rude, 31% des Français attendent avant
tout du chocolat qu’il leur apporte du réconfort. Et si
37% des femmes veulent du réconfort, 28% des hommes recherchent
surtout un chocolat qui les apaise, 26% un chocolat qui les stimule.
Enfin, pour 14% des Français, plus avides d’originalité,
le chocolat idéal doit les surprendre, tandis que 12% préfèrent
un chocolat qui les transportent.
À chacun son chocolat !
** Le total des pourcentages est supérieur à 100, les
personnes interrogées ayant pu donner deux réponses.

Adoptée le 23 juin 2000 par le Parlement européen afin
d’harmoniser la réglementation au sein de l’Union
européenne, et surtout pour assurer la transparence et la bonne
information du consommateur, la directive cacao-chocolat est entrée
en vigueur en août 2003. Mais en quoi consiste réellement
cette nouvelle réglementation ?
Aujourd'hui, le consommateur trouve-t-il le chocolat auquel
il a toujours été attaché ?
> OUI !
Le consommateur continue à trouver le chocolat de qualité
auquel il est attaché. La nouvelle réglementation préserve
la qualité du chocolat : les teneurs minimales en cacao et beurre
de cacao restent inchangées. Quant à l’ajout éventuel
de matières grasses végétales naturelles d’origine
tropicale autres que le beurre de cacao, il ne s’agit que d’une
possibilité prévue par la réglementation, et en
aucun cas d’une obligation.
Ces matières grasses sont-elles d’origine naturelle
?
> OUI !
Seule une liste restreinte de matières grasses végétales
naturelles d’origine tropicale est autorisée :
illipé, karité, huile de palme, sal, kokum et noyaux de
mangue, cultivées dans les pays producteurs de cacao
Comment le consommateur est-il informé que le chocolat contient
des matières grasses végétales ?
La lecture de l’étiquette lui permet de connaître
précisément la composition exacte du chocolat. Afin d’assurer
la transparence et la bonne information du consommateur, la nouvelle
réglementation rend obligatoire la présence de la mention
« contient des matières grasses végétales
en plus du beurre de cacao ». Cette mention doit figurer sur l’emballage
du chocolat en caractères gras, à proximité du
nom du produit et de la liste des ingrédients utilisés.
