Accueil | Tout sur le chocolat / Le plaisir au quotidien / Chocolat mon amour !
Issu d'un passé mêlant légendes et épopées, objet de toutes les passions et fruit d'un savoir-faire exceptionnel, le chocolat n'est pas un aliment comme les autres. Hommes ou femmes célèbres, petits et grands, gourmands et gourmets, rares sont ceux qui résistent à ce plaisir quotidien et (aujourd'hui) très accessible. Et d'ailleurs, pourquoi s'en priver ? Aliment universel, partenaire indispensable des fêtes traditionnelles et des célébrations en tout genre, le chocolat fait partie de notre histoire et de notre quotidien. pour notre plus grand plaisir !
« Une harmonie gourmande de couleurs, d'odeurs et de sens qui s'emmêlent, s'ajoutent, et créent le plaisir. »
Anthèlme Brillat-Savarin
« Je ne pouvais ôter ma bouche des bords délicieux de sa tasse. Un chocolat à s'en faire mourir, moelleux, velouté, parfumé, grisant. »
Guy de Maupasssant
« Aimez le chocolat à fond, sans complexe ni fausse honte car rappelez-vous : sans un grain de folie, il n'est point d'homme raisonnable. »
La Rochefoucauld
« Prenez du chocolat afin que les plus méchantes compagnies vous paraissent bonnes. »
Marquise de Sévigné
« Heureux chocolat, qui après avoir couru le monde à
travers le sourire des femmes, trouve la mort dans un baiser savoureux
et fondant de leur bouche». C’est ainsi qu’au XIXe
siècle Brillat-Savarin résumait le plaisir lié au
chocolat…
Sa magie tient à son double pouvoir réconfortant,
explique Patrick Mac Léod, neurobiologiste. En effet, «
il
est à la fois doux et agréable au palais, grâce au
sucre et aux arômes vanillés qu’il peut contenir, et
rassasiant du fait de sa consistance riche et onctueuse. Cet heureux mariage
glucido-lipidique, propre au chocolat, active le système de récompense
cérébrale induisant le plaisir et nous libère instantanément
de l’anxiété ».
Le chocolat a donc des vertus apaisantes et agit comme un antidépresseur.
Parmi les quelques 800 molécules chimiques qui le composent,
la phényléthylamine
est un transmetteur nerveux qui procure la sensation de plaisir et d’anti-déprime.
La
caféine et la théobromine, fortement psychostimulantes,
provoquent un sentiment de vigilence accrue et de bien-être. Elles
sont diffusées, cependant, en si petites quantités qu’il
est impossible d’en mesurer les effets au cours d’une consommation
normale. Chocolat et plaisir sont donc intimement liés…
«
Et le plaisir, c’est important » renchérit
Claude Fischler, sociologue. Erigé en valeur culturelle, il est
une
condition de notre santé et de notre épanouissement,
une composante de notre bonheur. A condition d’être partagé
et raisonné !
Le chocolat décline le plaisir au quotidien : gourmandise
savourée, aliment favori du petit-déjeuner et du goûter,
récompense donnée à un enfant ou encore cadeau de
bienvenue au moment des fêtes.
Le chocolat cultive l’art
de la dégustation. Le discours sur le chocolat est devenu savant
: on parle de l’origine des fèves, de crus de cacao, de conchage
(opération servant à rendre le chocolat plus lisse et à
affiner son goût), mais aussi de saveurs, arômes, textures...
Ici le goût et la symbolique se mêlent pour laisser place
au rêve et au raffinement. C’est une façon bien française
d’aborder l’alimentation souligne Claude Fischler, le chocolat
incarne ce plaisir «raisonné».
Plaisir « physiologique » et plaisir « culturel », le chocolat décidément réunit tous les atouts pour nous séduire !