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| Tout sur le chocolat / Nutrition et santé
/ Avantages nutritionnels

Généralement, il est écarté des
régimes hypocaloriques pour des raisons strictement "comptables".
Il est certes énergétique. Cette énergie, il la tire
de ses différents constituants, notamment du beurre de cacao
et des ingrédients ajoutés tels les noix, noisettes, amandes,
raisins secs, cerise, liqueur, etc.
Mais comme tous les aliments, il ne fait pas grossir, s’il est
consommé de façon modérée ! Et ses valeurs
nutritionnelles sont particulièrement adaptées et profitables
à certaines occasions ou moments de la journée…
Tableau des compositions nutritionnelles comparées des chocolats
Chocolat en tablette
(teneur pour 100g) |
Poudre de cacao
mg/100 g |
Chocolat au lait
mg/100 g |
| Energie (kcal) |
540 |
515 |
| Protéines (g) |
7.5 |
4.6 |
| Glucides (g) |
56.6 |
57.9 |
| Lipides (g) |
32 |
39 |
| Fer (mg) |
1.5 |
2.9 |
| Magnésium (mg) |
60 |
112 |
| Calcium (mg) |
60 |
112 |
| Sodium (mg) |
90 |
15 |
| Potassium (mg) |
400 |
365 |
| Phosphore (mg) |
230 |
173 |
| B1 (mg) |
0.1 |
0.06 |
| B2 (mg) |
0.35 |
6.1 |
| Sources : Répertoire général des aliments, CIQUAL, 1995 |
- Au petit-déjeuner
- Au goûter
- Pour tenir
la distance…
Au petit Déjeuner
Le petit-déjeuner est un repas important sur
le plan de notre métabolisme énergétique, c'est-à-dire
de la fourniture en carburant de notre organisme
et donc finalement de notre «bien être», au sens
propre du terme. En effet, prendre un petit-déjeuner améliore
la couverture des besoins en vitamines, en oligoéléments,
augmente la vigilance, couvre les besoins énergétiques
jusqu’au déjeuner, et évite donc les accès
de faim durant la matinée. Il permettrait même, chez
l’enfant comme chez l’adulte, d’équilibrer
son poids à un niveau plus faible.
Dans cette optique, le chocolat est intéressant à
divers titres. Tout d’abord, ses propriétés
organoleptiques (c’est-à-dire son goût) en font
un aliment formidablement apprécié par les enfants.
Près de 50% des enfants en consomment déjà le
matin, à la fois comme source de réhydratation, d’énergie
et de nutriments. Proposer un aliment aussi attrayant que le chocolat
augmente nos chances de convaincre les enfants que ce repas peut devenir
un moment de plaisir.
Autre intérêt du chocolat : sa composition. Un
bol de chocolat chaud apporte plus de 200 calories, soit déjà
à lui seul les 10% des AJR recommandés chez un enfant
de 4 à 9 ans. Il fournit en outre près de 300 mg de
calcium, des acides gras (AG) principalement sous leur forme conseillée,
AG monoinsaturés d’une part, et AG essentiels, c’est
à dire indispensables au développement neuronal et non
synthétisés par notre organisme, d’autre part.
Le chocolat est donc, pour accompagner le lait, un choix particulièrement
judicieux. Il n’est pas impossible que certaines substances
qu’il contient (caféine, théobromine) soient de
nature à améliorer le pouvoir dynamisant du petit déjeuner.
Enfin, en ce qui concerne la satiété, les études
montrent que pour la même quantité de glucides consommés,
un aliment aura un pouvoir de satiété d’autant
plus grand qu’il entraînera une sécrétion
d’insuline moins forte. En étant composé de 2
g de fibres pour 20g, de saccharose et de lipides, donc avec un profil
insulinosecréteur atténué, le chocolat est un
allié de l’effet satiétogène du lait.
On peut même y associer une pâte à tartiner.
Ceci peut donner naissance à un petit-déjeuner à
la fois copieux et équilibré, représentant selon
les âges de 24 (4 à 6 ans) à 28% (7 à 9
ans) des apports énergétiques quotidiens, ce qui répond
aux recommandations en vigueur (voir encadré « Un exemple
de petit déjeuner chocolat »).
| Un exemple de petit déjeuner
- Chocolat - Equilibre pour petits et grands |
| |
Quantité |
Energie
(Kcal) |
Protéines
(g) |
Lipides
(g) |
Glucides
(g) |
| Lait entier |
250 ml |
163 |
9.7 |
8.7 |
12.5 |
| Chocolat en poudre |
20 g |
72 |
1.5 |
0.7 |
15 |
| Pain |
40 g |
110 |
3.4 |
0.4 |
23 |
| Pâte à tartiner |
20 g |
108 |
1.6 |
6 |
11.7 |
| Clémentines |
2 unités |
40 |
0.8 |
0 |
9 |
| TOTAL |
|
493 |
16 |
15.8 |
71.2 |
| Apport énergégique en % |
|
100% |
13% |
29% |
58% |
Au Goûter
Les contraintes horaires que les contingences sociales font peser sur
le rythme de nos repas apparaissent de plus en plus parmi . les
principaux facteurs de déséquilibre de notre métabolisme
C’est pourquoi, le goûter doit rester, pour certains d’entre
nous, un vrai repas. Il ne doit pas systématiquement
disparaître, sinon il risque d’être remplacé
tôt ou tard par des grignotages intempestifs qui, eux, ne seront
guère pris en compte par l’organisme. Nos obligations professionnelles
ne sont toutefois compatibles qu’avec bien peu d’aliments..
Deux types de goûter peuvent faire appel au chocolat
:
- quelques carrés de chocolat présentent l’avantage
de permettre aux mécanismes d’adaptation de s’exprimer,
c’est-à-dire de modifier la quantité consommée
en fonction des besoins métaboliques. Il est aussi souhaitable
d’y associer un aliment qui maintiendra plus longtemps l’apport
de cette énergie, c’est à dire assez riche en
hydrates de carbone indigestibles (les fibres). Une pomme est par
exemple un excellent choix. Le tandem pain-chocolat a un atout
de taille : il associe un aliment, le pain, qui répare
rapidement le manque de carburant et un aliment, le chocolat, qui
en allonge l’effet de satiété. D’où,
probablement, le long (et mérité) succès de ce
goûter traditionnel.
- les barres, quant à elles,
présentent une densité énergétique selon leur composition et leur taille, de 110 à 270 kcal. Il faut donc, pour ceux et celles
qui veulent bénéficier de cet effet énergétique,
prendre en compte le temps qui sépare le goûter du dîner
pour choisir le type de barre qui leur conviendra. En d’autres
termes, plus on est loin du dîner, plus la barre pourra être
énergétique.
Pour tenir la distance
Tout le monde le sait, rien de tel qu’une activité physique
régulière associée à une alimentation équilibrée
pour être en forme ! Et là aussi, le chocolat peut avoir
son rôle à jouer… Consommé par exemple avant
un exercice d’endurance, il permet de mieux récupérer
après l’effort.
Par son apport calorique, sa richesse en nutriments, en substances anti-oxydantes
et en magnésium, le chocolat, utilisé de façon
raisonnable, avant ou après l’effort, est un élément
intéressant dans la pratique d’une activité physique.
Si l’on donne par exemple une demi-tablette de chocolat (soit
50 g environ) quinze minutes avant de faire courir des sujets, à
allure modérée et pendant une heure, sur un tapis roulant,
ceux-ci récupèreront de façon beaucoup plus satisfaisante
qu’avec un placebo. La prise de chocolat permet donc de
poursuivre et de terminer un effort dans un « meilleur état
», comme en témoignent les mesures des taux de
sucre et d’acide lactique dans le sang.
Mais bien sûr, là encore, comme en matière d’entraînement,
gare aux excès !

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